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Cheetah Conservation Fund en Namibie : visiter le centre de référence mondial

Publié le 21 juillet 2026 · mis à jour le 21 juillet 2026 · 7 min de lecture

La Namibie abrite la plus importante population sauvage de guépards au monde — et l'écrasante majorité vit hors des parcs nationaux, sur des terres agricoles privées. Cette situation, unique à l'échelle de l'Afrique australe, a fait émerger près d'Otjiwarongo l'un des centres de recherche sur le guépard les plus reconnus au monde : le Cheetah Conservation Fund (CCF). Une étape facile à intégrer dans un road trip self-drive, entre Windhoek, Waterberg et Etosha.

Pourquoi la Namibie concentre autant de guépards

Environ 90 % des guépards namibiens vivent en dehors des zones protégées, sur les fermes d'élevage du centre-nord du pays — une zone qui affiche l'une des plus fortes densités de guépards au monde. Cette proximité avec l'élevage a longtemps généré des conflits directs avec les agriculteurs, qui percevaient le guépard comme une menace pour le bétail et le piégeaient ou l'abattaient en réponse.

C'est ce constat qui a poussé la chercheuse américaine Laurie Marker à fonder le Cheetah Conservation Fund en 1990, avec une approche originale : plutôt que de se limiter à la recherche en parc protégé, travailler directement avec les fermiers namibiens — programmes de chiens de protection du bétail, formation, indemnisation — pour réduire le conflit à la source plutôt que d'en subir les conséquences sur la population sauvage.

Une fragilité génétique documentée depuis 1985

Le guépard est une espèce génétiquement particulière : une étude devenue une référence en biologie de la conservation, publiée en 1985 dans la revue Science par Stephen O'Brien et ses coauteurs (dont Laurie Marker elle-même, avant la fondation du CCF), a montré que le guépard présentait une variabilité génétique extrêmement faible, probablement causée par un goulot d'étranglement démographique survenu il y a plusieurs milliers d'années.

Cette pauvreté génétique fragilise l'espèce face aux maladies et complique la reproduction, y compris en captivité — un argument scientifique de poids qui a renforcé, dès les années 1980, l'urgence de protéger les populations sauvages plutôt que de compter sur des programmes de reproduction en captivité pour compenser le déclin.

Visiter le centre : ce qu'on y trouve

Le centre principal du CCF se situe à une trentaine de kilomètres au nord-ouest d'Otjiwarongo, accessible en voiture de tourisme sur une piste en bon état. Le site combine un musée pédagogique sur la biologie du guépard et les enjeux de conservation, un centre de soins pour les guépards orphelins ou blessés ne pouvant retourner à l'état sauvage, et des sentiers d'observation où sont visibles certains animaux du centre.

Des visites guidées à heures fixes permettent d'assister au nourrissage des guépards résidents et d'échanger avec l'équipe sur les programmes en cours — chiens de protection, recherche sur le terrain, collaboration avec les fermiers de la région. Le centre propose aussi un hébergement et un café-restaurant, pratique pour une pause dans un trajet Windhoek–Etosha.

S'intégrer dans un itinéraire self-drive

Le centre se situe à moins de deux heures de route du plateau du Waterberg et à un peu plus de deux heures de la porte sud d'Etosha (Andersson Gate) — un détour facile à intégrer entre ces deux étapes plutôt qu'un aller-retour dédié depuis Windhoek. Prévoyez une demi-journée sur place pour la visite guidée et le musée.

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Avant de partir

Questions de lecteurs

Pourquoi la plupart des guépards namibiens vivent-ils hors des parcs nationaux ?

Parce que les terres agricoles du centre-nord de la Namibie offrent davantage de proies disponibles et moins de concurrence avec les grands prédateurs que les zones protégées. Environ 90 % des guépards du pays vivent sur ces fermes privées.

Peut-on voir des guépards sauvages au Cheetah Conservation Fund ?

Le centre héberge surtout des guépards orphelins, blessés ou ne pouvant retourner à l'état sauvage, visibles sur des enclos et sentiers d'observation. Ce n'est pas un site de safari pour guépards sauvages, mais un centre de recherche et de sensibilisation.

Combien de temps prévoir pour la visite ?

Une demi-journée suffit pour la visite guidée, le musée et le nourrissage, ce qui permet d'intégrer facilement le détour entre le Waterberg et Etosha sans bouleverser l'itinéraire.